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La femme est-elle une entrepreneur comme les autres ?

C’est la première question qu’on nous a posé au dernier start-up contest ( pour femme entrepreneur ) auquel j’ai participé il y a quelques jours. La question était posée par un homme et s’adressait aux participants du concours. Classique me direz-vous ? A une exception près pourtant : tous les participants étaient des participantes puisqu’il s’agissait d’une compétition réservée aux femmes entrepeneurs.

 

Quand on regarde les chiffres de l’entreprenariat, et quel que soit le pays en question d’ailleurs, l’entreprenariat féminin fait malheureusement souvent la gueule. Tant et si bien qu’il est devenu le cheval de bataille d’organisations internationales bien pensantes comme l’Union Européenne qui sort son chèque pour favoriser les Women Business Angels et les boîtes à la tête desquelles on retrouve des femmes. Une bien pensance qui donne des discours parfois complètement décalés comme celui de l’ambassadeur des Etats-Unis présent pendant cette semaine, pour qui l’entreprenariat féminin était un formidable outil pour promouvoir la démocratie… dans un ex-pays du bloc soviétique, ces paroles sonnaient légèrement faux, mais passons.

 

La bien pensance, encore et toujours, me pousserait donc à répondre à cette question ainsi : oui, la femme est un entrepreneur comme les autres, elle a les mêmes capacités qu’un homme et est toute aussi capable de monter, faire fructifier et diriger une entreprise. Mais voilà, vous lisez un article sur Business Outsider, et notre ligne éditoriale se fout complètement de la bien pensance. Si je devais répondre honnêtement à cette question, je vous dirai clairement que non, la femme n’est pas un entrepreneur comme les autres. Elle est bien meilleure qu’un homme.

 

Elle a de meilleure idée.

 

Laissons les chiffres de côté et la fausse idée reçue selon laquelle les femmes se contentent des domaines délaissés par les hommes et perçus comme traditionnellement féminins comme les services à la personne, la beauté, la mode, etc.

On assiste au contraire à un nouvelle génération d’entrepreneuses qui ne se laissent pas cantonner à l’espace de jeu que les hommes voudraient bien leur donner et lancent leur start-up dans la construction, la recherche, la sécurité alimentaire, l’édition, le management, etc.

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Plus que ça, les femmes entrepreneurs ont une capacité d’innovation plus grande que les hommes et se contentent moins de copier ce qui se fait déjà. Quand les hommes proposent les sempiternelles applications de rencontres en ligne ou de fantasy football, les entrepreneuses, elles, mettent sur la table de nouvelles idées pour consommer de façon plus responsable, pour créer de l’emploi ou du lien social, pour travailler chez soi de façon plus efficace, pour se connecter aux autres et trouver plus facilement des experts en ligne… Bref, des start-up qui dégagent de la valeur : financière et humaine.

 

Elle sait travailler en équipe

 

Je sais que vous êtes encore un peu dubitatif alors sortons les grands mots. Il a en effet été prouvé que les femmes entrepreneurs avaient un management plus collectif et plus transparent que les hommes. Elles sont en majorité ainsi plus enclines à mettre en avant leur équipe, à écouter et à faire évoluer leurs collaborateurs. Bref, si la science le dit, il ne reste plus qu’à accepter que les femmes entrepreneurs sont bel et bien de meilleures leadeuses.

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Est-ce tout simplement parce qu’elles savent mettre leur égo de côté, ou ne sont pas obsédées par lui, mais la différence était criante au concours auquel je viens de participer (oui, il serait temps que cet article se concentre un peu plus sur moi). Sans être manichéenne, on avait d’un côté les intervenants (tout droit sortis de l’univers start-up) masculins qui passaient des heures à flatter leur réussite personnelle, souvent sans grand rapport avec le parcours d’obstacles que vivent les entrepreneurs dont le projet est encore en early-stage, et les intervenantes féminines qui se concentraient beaucoup plus sur le partage d’expérience, de connaissances et sur la réussite des compétitrices (et non la leur).

 

Elle en a chié (la femme entrepreneur) 

Un bon entrepreneur, c’est aussi un entrepreneur qui a su défendre son projet contre vents et marées, a essuyé les refus catégoriques des financeurs et s’est souvent fait rire au nez. Dans cette catégorie, le poids le plus lourd (à porter) toutes catégories confondues reste quand même d’être une femme. Marie, une des participantes, l’explique très bien : “J’ai du mal à me faire prendre au sérieux. Quand je vais parler de mon projet à un homme, il va m’écouter poliment 30 secondes, puis me poser une question complètement à côté, généralement sur sa vie privée. En gros, ma start-up, il s’en fout ou la prend pour une lubie de femme au foyer. Honnêtement, ça devrait me décourager, mais au contraire, j’ai dix fois plus la rage”.

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Femmes entrepreneures, unissez-vous! Vous avez de l’or dans les mains, des idées géniales, les moyens de les faire réussir et personne ne peux vous empêcher d’arriver à vos fins. En tout cas, ce que j’aurai appris cette semaine, c’est qu’un peu de solidarité féminine ne fait pas de mal, au contraire, on avance beaucoup plus vite les coudes serrés!

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